lundi 6 juin 2005
Ode à Warrick ( prose )
Une toison volumineuse en toi me fait songer
aux douces nuits d'été en Andalousie.
Pas besoin de dire ton nom
qui me donne chaleur et frissons
alors que je suis moi même en désuiétude
face à ton corps fixé tel un bas relief de la grèce antique.
Je songe à de jours meilleurs auprès de toi.. o Warrick
( Merci QueenLuan )
vendredi 3 juin 2005
Sonnet d'automne - Charles Baudelaire in Les Fleurs du mal
Ils me disent, tes yeux, clairs comme le cristal :
" Pour toi, bizarre amant, quel est donc mon mérite ? "
- Sois charmante et tais-toi ! Mon coeur, que tout irrite,
Excepté la candeur de l'antique animal,
Ne veut pas te montrer son secret infernal,
Berceuse dont la main aux longs sommeils m'invite,
Ni sa noire légende avec la flamme écrite.
Je hais la passion et l'esprit me fait mal !
Aimons-nous doucement. L'Amour dans sa guérite,
Ténébreux, embusqué, bande son arc fatal.
Je connais les engins de son vieil arsenal :
Crime, horreur et folie ! - Ô pâle marguerite !
Comme moi n'es-tu pas un soleil automnal,
Ô ma si blanche, ô ma si froide Marguerite ?





